lundi 20 novembre 2017

Dans les forêts de Sibérie

Depuis quelques semaines, je me suis égarée "Dans les forêts de Sibérie" et c'était voulu. Mes deux dernières lectures, "Ni vivants ni morts" de Federico Mastrogiovanni sur lequel j'avais écrit un petit post et "La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez m'ont pris beaucoup d'énergie, m'ont vidée et j'avais besoin de me réfugier dans un livre protecteur, loin de cette horreur dont seule l'humanité peut être la créatrice.

J'avais besoin d'être rassurée, de pouvoir continuer à croire en la bonté humaine ; je dis souvent à mes enfants que toute personne a du bon en lui, parfois peu, parfois si peu qu'elle-même n'en a peut-être même pas conscience mais l'idée qu'une créature, humaine de surcroît, puisse être fondamentalement mauvaise ne m'est pas acceptable...

C'était trop pour moi ... Alors, je pense que je n'ai pas choisi ce livre par hasard, que si je l'ai vu sur l'étagère de la médiathèque, c'était qu'il était pour moi ; un signe en quelque sorte.

J'avais découvert Sylvain Tesson, son auteur lors de son passage dans une émission à la télé, pour la promotion d'un de ses livres, mais pas celui-là. Sa façon de parler, d'observer le monde et ses congénères, les fragments de sa vie qu'il dévoilait, ce qu'il en faisait de tout ça m'avait rendue curieuse de ses ouvrages.

Et je ne regrette en rien ce choix qui au final s'est révélé réparateur et peut-être même un peu salvateur. J'ai pris le temps de le lire, de relire parfois des passages, j'en ai même noté parce que son écriture est une de celle qui ne se survole pas, c'est plutôt une de celles qu'on laisse entrer en nous, qui passe, nous traverse mais laisse quelque chose d'indéfinissable. Ses métaphores, ses descriptions sur son lieu de vie sont magnifiques, poétiques ; ses pointes d'humour apportent une jolie légèreté et ses réflexions sur le temps, la relation de l'homme avec celui-ci, le questionnement qu'il a sur l'érémitisme, ... tout ceci m'a amené à rêver, à réfléchir, à me projeter, à imaginer ...

Je vous le conseille ; si vous le voyez sur l'étagère d'une librairie ou de votre bibliothèque municipale, prenez-le, c'est une invitation au changement et à la découverte.

Une petite citation pour terminer ce post ?

"Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir"

Je vous dis à bientôt.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire