jeudi 23 novembre 2017

L'humeur du temps ... pour un pélican

Pensez-vous que le temps influence notre humeur ? ou alors, pensez-vous que le temps est en accord avec notre humeur ?

A la première question, on est tous plus ou moins d'accord puisque très souvent le moral dans les chaussettes va de pair avec pluie, pénombre, froid ...
Mais je m'interroge sur la deuxième question ... est-ce un hasard mais depuis ce matin, j'ai pas franchement ce qu'on appelle la pêche et le temps est gris, venteux et même pluvieux. Mais maintenant que je suis arrivé à me projeter dans un projet, je me sens moins triste et le ciel se dégage. J'ai même droit à un petit rayon de soleil timide !
Je ne me sentais pas triste à cause du temps, non, c'est juste un petit vague-à-l'âme car je suis soucieuse pour mon Grand Asué : toute la journée, il part pour une sortie avec son école et il n'a pas voulu prendre ses béquilles "au cas où" et comme communiquer est difficile pour lui, je m'inquiète un peu plus, forcément.
Vous voyez, rien de grave en soi, mais je ne peux pas m'empêcher de voir les coïncidences ... et peut-être que le ciel est triste pour moi. Pas le "pour moi" dans le sens "tu es une pauvre fille" mais le "pour moi" dans le sens qu'il me montrerait ce que je ressens, le "à ma place" donc.
Et si j'en parle et en fais un post aujourd'hui, c'est que ce n'est pas la première fois et qu'il m'est déjà arrivé de penser en voyant la pluie que le ciel pleurait pour moi, "à ma place", pour me soulager. Mais, en toute sincérité, qu'il y ait un quelconque minuscule petit lien ou pas, ça me fait du bien d'y croire, de me dire que "quelque chose" voit en moi, me lit et me soulage de mon petit fardeau quotidien. Une sorte d'ami en fait. Et je pense que c'est ça le plus important, pour moi.

Bon, je vous l'accorde. Peut-être que ce qui vous vient à l'esprit maintenant c'est "bizarre bizarre"  alors, je vous laisse la liberté d'imaginer ce qui est bizarre : ma question, le fait de me poser des questions comme ça ou bien moi tout simplement ...

Pour terminer ce post sur une note moins sérieuse, j'ai envie de partager un poème sur un pélican que justement mon Grand Asué avait choisi d'étudier en cours :

Le pélican


Le capitaine Jonathan

Etant âgé de dix-huit ans
Capture un jour un pélican
Dans une île d'Extrême Orient.


Le pélican de Jonathan

Au matin, pond un œuf tout blanc
Et il en sort un pélican
Lui ressemblant étonnamment.


Et ce deuxième pélican

Pond, à son tour, un œuf tout blanc
D'où sort, inévitablement
Un autre qui en fait autant.


Cela peut durer pendant très longtemps

Si l'on ne fait pas d'omelette avant.


Robert Desnos

A bientôt ! et vive les pélicans !

mardi 21 novembre 2017

Et si on regardait par la fenêtre ?

Oui, et si on regardait par la fenêtre ? Et si on prenait le temps de poser nos yeux et leur laisser le temps de voir, d'observer ce qui semble a priori sans intérêt ou du moins très calme, mais qui après quelques instants, recèle de tant de détails en total hyperactivité.

Et pendant que nos yeux se perdent sur une feuille d'arbre qui frétille au bout de la branche du cerisier ou sur l'oiseau qui a un mal fou à tenir sa trajectoire dans le vent, si nous débridions notre esprit ? Si nous le laissions courir là où il veut, à sa vitesse, en simple liberté, pendant un temps qui s'étirerait ?

Est-ce que ce serait du temps perdu ? de la paresse ? du vide ?

Je ne crois pas car je pense que prendre le temps, vivre le moment précis que nous avons, c'est simplement exister. C'est donner un sens à l'instant et c'est ça vivre, non ?

J'ai envie de partager avec vous ceci :

"L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne dirait même plus qu'il est là. Je suis libre parce mes jours le sont."
Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie

J'aime prendre mon mug de café et m’asseoir dehors, par terre en me disant que si je reste suffisamment longtemps, les oiseaux reviendront et me considéreront comme faisant partie du paysage. J'aime prendre mon temps, le matin, pour le petit déjeuner. C'est le repas que je préfère et bien que nous le prenions en famille, je reste souvent à le terminer seule, me resservant à la cafetière pour réchauffer le fond de bol déjà froid. J'ai besoin de ces moments pour apaiser mon quotidien. Pour voir ce qui d'habitude passe inaperçu : une jolie feuille d'automne ruisselante de pluie, le brouillard qui donne envie d'un bol de soupe, une pie tout en haut du plus haut des arbres de la cour de l'école, la petite musaraigne qu'on laisse passer en prenant bien soin de ralentir sur la route, et le ciel, que dire du ciel, même gris, il ne me semble que très rarement triste, car il a toujours des sautes d'humeur, des sautes de couleur et il est toujours beau.

J'aime prendre le temps. J'aime profiter de ce que je vois, et même si je n'ai pas fait "grand-chose" de ma journée, je n'ai jamais l'impression qu'elle soit perdue si j'ai vu la jolie lumière du soleil matinal sur les arbres de la forêt, si j'ai suivi des yeux le ruissellement de l'eau sur les graviers ou les plocs-plocs dans les flaques d'eau boueuses.

Voilà, et vous, que voyez-vous par votre fenêtre ?
A bientôt !

lundi 20 novembre 2017

Dans les forêts de Sibérie

Depuis quelques semaines, je me suis égarée "Dans les forêts de Sibérie" et c'était voulu. Mes deux dernières lectures, "Ni vivants ni morts" de Federico Mastrogiovanni sur lequel j'avais écrit un petit post et "La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez m'ont pris beaucoup d'énergie, m'ont vidée et j'avais besoin de me réfugier dans un livre protecteur, loin de cette horreur dont seule l'humanité peut être la créatrice.

J'avais besoin d'être rassurée, de pouvoir continuer à croire en la bonté humaine ; je dis souvent à mes enfants que toute personne a du bon en lui, parfois peu, parfois si peu qu'elle-même n'en a peut-être même pas conscience mais l'idée qu'une créature, humaine de surcroît, puisse être fondamentalement mauvaise ne m'est pas acceptable...

C'était trop pour moi ... Alors, je pense que je n'ai pas choisi ce livre par hasard, que si je l'ai vu sur l'étagère de la médiathèque, c'était qu'il était pour moi ; un signe en quelque sorte.

J'avais découvert Sylvain Tesson, son auteur lors de son passage dans une émission à la télé, pour la promotion d'un de ses livres, mais pas celui-là. Sa façon de parler, d'observer le monde et ses congénères, les fragments de sa vie qu'il dévoilait, ce qu'il en faisait de tout ça m'avait rendue curieuse de ses ouvrages.

Et je ne regrette en rien ce choix qui au final s'est révélé réparateur et peut-être même un peu salvateur. J'ai pris le temps de le lire, de relire parfois des passages, j'en ai même noté parce que son écriture est une de celle qui ne se survole pas, c'est plutôt une de celles qu'on laisse entrer en nous, qui passe, nous traverse mais laisse quelque chose d'indéfinissable. Ses métaphores, ses descriptions sur son lieu de vie sont magnifiques, poétiques ; ses pointes d'humour apportent une jolie légèreté et ses réflexions sur le temps, la relation de l'homme avec celui-ci, le questionnement qu'il a sur l'érémitisme, ... tout ceci m'a amené à rêver, à réfléchir, à me projeter, à imaginer ...

Je vous le conseille ; si vous le voyez sur l'étagère d'une librairie ou de votre bibliothèque municipale, prenez-le, c'est une invitation au changement et à la découverte.

Une petite citation pour terminer ce post ?

"Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir"

Je vous dis à bientôt.

dimanche 12 novembre 2017

Mes champignons, c'est pas le pied !

J'aurais bien aimé trouvé un plus joli titre, un petit appel plus attrayant mais je crois qu'il ne me reste que l'humour pour vous présenter ce à quoi j'ai travaillé depuis des semaines.
C'est un peu mon marronnier à moi, mais chaque automne, j'aime bien faire des champignons.
J'avais l'idée bien en tête sur comment je les voyais terminés mais j'ai passé un nombre incalculable d'essais à tenter de créer un pied qui répondait à plusieurs contraintes :
- être stable,
- être proportionné à la tête,
- ressembler à un pied de champi,
- et me satisfaire ...

C'est simple, mais j'ai vraiment galéré, et c'est un doux euphémisme car même au final, je reste circonspecte en les regardant. Le plus fou ou le plus rageant est que j'en ai fait au printemps, ils me plaisaient beaucoup ... mais je n'ai pas gardé les patrons ... ; j'en ai refais il y a quelques semaines pour une amie et après de très nombreux essais, je les lui avais envoyés avec un sentiment positif ... mais je n'avais toujours pas gardé les patrons ...

Alors les voici quand même car je me suis éclatée à les broder :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

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Pour le petit orange, je trouve que le résultat est cohérent mais même en photo, je trouve que le pied du grand vert est trop large à la base et un peu trop grand. Qu'en pensez-vous, honorables visiteurs perdus sur mon blog ? Et tant que j'y suis, avez-vous une idée pour la réalisation de ce pied ? J'ai utilisé une forme de cône tronqué mais peut-être connaissez-vous des astuces que vous seriez prêts à partager ...
Je sais que ce n'est pas catastrophique non plus mais ce sentiment de non-achèvement m'enquiquine grandement.
Maintenant, je vais travailler à des projets plus hivernaux et là, j'espère que leur réalisation sera plus en accord avec mon imagination ...
En attendant, je vous souhaite un bon dimanche champignonesque !
A bientôt !

ps : vous ne trouvez pas que "mushroom" est beaucoup plus rigolo que "champignon" ? Je ne me lasse pas de me répéter ce mot dans ma tête, et plus je le fais, plus je le trouve hilarant ... on dirait un éternuement et là, franchement, c'est plutôt bien en relation avec la saison et la météo du jour ...

vendredi 3 novembre 2017

Mr and Mrs Jack

Mardi soir, petite visite surprise de ...

Mr Jack sur le rebord de la fenêtre :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Et Mrs Jack qui s'est invitée à notre souper du soir :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

A bientôt !