mardi 20 juin 2017

De rêves et de papier

Au début, le titre de ce livre avait dû mal à trouver une résonance en moi, je ne le comprenais pas. Je restais coincée à essayer de voir ce qui pouvait bien se cacher derrière et c'est le sous-titre qui a été le déclic pour l'emprunter.


Je l'ai lu une fois, et je vais le relire une deuxième fois peut-être. Sûrement même. J'ai commencé depuis un autre livre, sur la grande famine de 1845 en Irlande, mais il est trop didactique pour mon esprit encombré de ces dernières semaines.
Alors, je vais me replonger dans ces tranches de vies qui même si elles sont loin d'être les plus rêvées, sont belles et bien vivantes. L'auteure, Rozenn Le Berre a écrit ce livre et c'était son tout premier mais elle a une jolie plume, ses mots se posent délicatement, comme un papillon le ferait sur une fleur à la tige fragile. Il n'y a pas de misérabilisme, pas de constat froid et distant, juste des rencontres qu'elle partage avec nous. La vie quoi, la vie brute, celle qu'on tente constamment d'éviter de rencontrer en se cachant derrière nos préjugés, nos a-priori et nos vies bien rangées.
Ces jeunes migrants m'ont touché. Je veux vous en parler mais je crois que je vais attendre de le relire pour bien m'imprégner d'eux, pour assimiler et intégrer et ensuite revenir vers vous avec des idées plus posées.
En plus, ce matin, un triste événement près de Calais, me rappelait que derrières les mots "Érythréens", "migrants", il y a des être humains avec une histoire et des bagages qui ne tiennent pas dans leur petit sac, il y a des vies abandonnées au bout du monde pour l'espoir d'une nouvelle vie.
Mais cette nuit, juste avant le petit matin, l'effet papillon a fait que la misère à 5 000 km a endeuillé une famille à 1 700 km, en Pologne.
Mon esprit fatigué par des longues journées et une chaleur accablante aligne mal les mots mais j'avais envie de vous parler de ce bouquin.
Je vous dis à bientôt et restez à l'ombre !

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