dimanche 25 juin 2017

Migrants

Il y a déjà presque une semaine que je vous parlais du bouquin "de rêves et de papiers" et je pensais que je le relirai, et que je reviendrai vous en parler.
Mais finalement, je l'ai rendu, et j'en ai pris d'autres. Parce que l'actualité est plus forte et fait plus mal. Le procès pour les migrants qui ont perdu la vie dans un camion frigorifique il y a déjà deux ans en Autriche a débuté la semaine passée et cet événement m'avait choquée à l'époque. Mais aujourd'hui, c'est encore pire car je peux imaginer des histoires, des familles, des rêves sur ces victimes. Et puis, il y a des questions que je me pose : toutes les familles ont-elles pu être prévenues que celui qui tentait l'aventure n'est plus ? parce que si certains d'entre eux avaient des papiers, en avaient-ils tous ? Je l'espère ...
Ce livre m'a aidé à mieux comprendre et à m'interroger encore plus lorsque le refus de créer des centres d'hébergement, des points d'hygiène et de distribution de nourriture est acté. Comment peut-on aider à améliorer le système de prise en charge des migrants, mineurs ou majeurs ? comment peut-on améliorer la loi pour qu'elle soit plus juste ? comment peut-on humaniser ce drame des migrants pour ne jamais pouvoir s'en accommoder, car c'est une erreur je pense d'utiliser à tout bout de champ les termes génériques "migrants", "exilés", ... on en oublie l'enfant ou l'homme qui a pris la décision oh combien courageuse de quitter sa famille, son monde en traversant des endroits dangereux où il découvre que l'homme est encore plus dur que la rudesse du désert ou l'immensité de la mer, que l'humanité se perd dans certains lieux.
Je me pose des questions encore et encore. Des questions nécessaires : "et moi, que ferais-je si je vivais dans un pays de guerre où l'avenir n'existe pas ? continuerais-je à apprendre à mes enfants comment survivre aux snippers et à la famine ? ou déciderais-je de prendre un risque incalculable mais avec l'espoir d'avoir une vie forcément meilleure ? Ne serais-je pas moi aussi sale avec des vêtements usés après des mois de voyage ? N'aimerais-je pas voir un visage souriant à mon arrivée ? N'aimerais-je pas côtoyer enfin l'humanité ?"
Et je me dis en moi-même que si un jour ma route croise celle d'un migrant, que ce soit sur le quai d'une gare ou sur le bord d'une route, je tenterai de l'aider, à ma manière, comme je peux, mais que je ne détournerai pas le regard, je ne lui tournerai pas le dos. Parce qu'aujourd'hui, c'est lui, c'est eux mais que demain, ce sera peut-être moi, peut-être nous.
Voilà. Voilà mes pensées.
Je termine ce post en vous souhaitant un dimanche d'humanité. D'humanité en offrant un sourire à un inconnu, d'humanité en faisant preuve de compassion devant la différence, d'humanité en souhaitant le meilleur pour l'inconnu que l'on découvre derrière un écran de tv.
A bientôt !

mardi 20 juin 2017

De rêves et de papier

Au début, le titre de ce livre avait dû mal à trouver une résonance en moi, je ne le comprenais pas. Je restais coincée à essayer de voir ce qui pouvait bien se cacher derrière et c'est le sous-titre qui a été le déclic pour l'emprunter.


Je l'ai lu une fois, et je vais le relire une deuxième fois peut-être. Sûrement même. J'ai commencé depuis un autre livre, sur la grande famine de 1845 en Irlande, mais il est trop didactique pour mon esprit encombré de ces dernières semaines.
Alors, je vais me replonger dans ces tranches de vies qui même si elles sont loin d'être les plus rêvées, sont belles et bien vivantes. L'auteure, Rozenn Le Berre a écrit ce livre et c'était son tout premier mais elle a une jolie plume, ses mots se posent délicatement, comme un papillon le ferait sur une fleur à la tige fragile. Il n'y a pas de misérabilisme, pas de constat froid et distant, juste des rencontres qu'elle partage avec nous. La vie quoi, la vie brute, celle qu'on tente constamment d'éviter de rencontrer en se cachant derrière nos préjugés, nos a-priori et nos vies bien rangées.
Ces jeunes migrants m'ont touché. Je veux vous en parler mais je crois que je vais attendre de le relire pour bien m'imprégner d'eux, pour assimiler et intégrer et ensuite revenir vers vous avec des idées plus posées.
En plus, ce matin, un triste événement près de Calais, me rappelait que derrières les mots "Érythréens", "migrants", il y a des être humains avec une histoire et des bagages qui ne tiennent pas dans leur petit sac, il y a des vies abandonnées au bout du monde pour l'espoir d'une nouvelle vie.
Mais cette nuit, juste avant le petit matin, l'effet papillon a fait que la misère à 5 000 km a endeuillé une famille à 1 700 km, en Pologne.
Mon esprit fatigué par des longues journées et une chaleur accablante aligne mal les mots mais j'avais envie de vous parler de ce bouquin.
Je vous dis à bientôt et restez à l'ombre !

jeudi 15 juin 2017

Et les poulettes dans tout ça ?

Le poulailler est fini depuis plusieurs semaines et je devais vous parler de mes futures poulettes.
Alors, je m'y mets ce soir parce que sinon, je vais encore me faire dévorer par le quotidien et vous ne saurez rien de mes turpitudes pour trouver des jeunes poulettes bio.

Et oui, savez-vous que c'est un chemin de croix pour trouvez ces petits volatiles ? C'est même une impasse car même en se fiant au très sérieux et très intéressant site de l'Agence bio, pas moyen d'en trouver. J'ai contacté tout ceux pas trop éloignés de notre village, et même si j'ai appris beaucoup de choses, la plus importante est qu'il ne se vend pas de jeunes poules pondeuses bio alors qu'on peut trouver des centaines non bio dans toutes les fermes et même dans les jardineries, avec l'embarras du choix dans la couleur et l'espèce.

Je me suis retrouvée devant plusieurs choix :

- choix n° 1 : prendre des poussins d'un jour non bio et les élever en espérant qu'ils ne soient pas des coqs en devenir car sinon, je pourrais attendre longtemps mes œufs pour nourrir mes petits affamés d'enfants et de mari ... Et quand bien même j'aurai une poulette et un coq, il ne me serait pas possible d'enlever à ma poulette un de ses futurs poussins parce que moi aussi je suis une maman et entre mômans, on ne peut pas faire ça !!! en tous les cas, pour moi ... Et la chance d'avoir deux futures poulettes me semblent un peu trop aléatoire pour prendre le risque.

Donc choix suivant ...

- choix n° 2 : acheter une poule pas bio et la "convertir" mais pendant un certain temps, les œufs ne seront pas bio et vu comme les champs de céréales sont "chimiqués" pour reprendre le terme de Petit Asué, je ne m'y résous pas non plus.

Donc choix suivant ...

- choix n° 3 : connaître un copain, ça on en a tous plus ou moins, qui est fermier, ça j'ai beaucoup mais beaucoup moins, et qui est dans le bio, ça c'est trop demandé, je n'ai pas en stock. Donc personne à qui faire l’aumône de bien vouloir accéder à ma volonté de lui acheter deux de ses "gallus gallus domesticus"...

Donc choix suivant ....

- choix n° 4 : arriver à convaincre un fermier tout gentil trouvé dans le site de l'Agence bio pour rejoindre le choix n° 3 mais malheureusement, il y a un gros hic appelé Vulpes vulpes crucigera ou beaucoup plus vulgairement "renard roux" qui lui a dévoré une partie de ses poulettes ...

Donc choix suivant ....

- choix n° 5 : découvrir après de nombreux appels qu'il existe une solution, LA solution qui semble miraculeuse si on a la patience d'attendre l'automne. Ce sont des poules bio "réformées". Promis, elles ne se sont pas faites renvoyer de l'armée, mais elles ne sont plus jeunes-jeunes mais juste jeunes et sont potentiellement pressenties pour non pas se diriger au peloton d'exécution mais à la casserole de la ménagère. Alors là, c'est tout gagnant pour la poulette et pour nous : on lui sauve la vie, elle nous sauve de dénutrition, et même le porte-monnaie y gagne car elles sont bien moins chères que les autres poulettes même non bio.

Alors, voilà. Tout ça pour vous dire que nous avons enfin la possibilité d'avoir deux habitantes plus ou moins volantes à l'automne. J'en suis super ravie parce que franchement, j'ai vraiment peiné pour trouver ce qui me semblait tellement facile au début.

Maintenant, on a commencé à s'attaquer à un autre projet pour mes deux coqs à moi. Une belle cabane en récup que je vous montrerai bientôt.

Mais en attendant, je vais terminer ici car il se fait tard, et je vous souhaite une bonne soirée parce que moi, je vais me coucher comme les poules !
A bientôt !

samedi 10 juin 2017

Un petit bouquet pour vous

Je devais vous écrire pour parler poulettes, mais le quotidien en a jugé autrement. La semaine qui se termine a eu son lot d'imprévus empêcheurs de tourner en rond : un petit coucou au service des urgences pédiatriques pour Grand Asué (heureusement pour rien de grave), un Petit Asué qui tombe malade et un Monsieur Asué qui a un accident de la route. Mais là aussi, énormément de chances car sa bonne étoile a veillé à ce qu'il n'ait rien du tout. Par contre, la bonne étoile de la voiture avait dû partir en vacances, parce que c'est de la bouillie, ou du bloubi-boulga, selon l'humeur qu'on peut avoir au moment de la nommer ... Cela faisait un mois qu'on l'avait, un mois tout pile, jour pour jour et quasiment heure pour heure (à une demie-heure près seulement !). Son achat avait été un gros imprévu budgétaire et voilà que maintenant, nous devons en racheter une autre.

Et toute cette explication pour vous offrir un bouquet de fleurs. Vous ne voyez peut-être pas le lien mais pourtant il y en a un et j'avais envie d'écrire ce post depuis jeudi.
Ce soir-là, j'ai eu besoin de me retrouver, seule dans le jardin, dans le silence pour que mon "intérieur" puisse enfin s'apaiser un peu. Et là, j'ai commencé à chercher du regard des fleurs, et cueillir m'a fait du bien. Un bien fou, un de ces petits biens tout légers mais pourtant suffisamment forts et particulièrement importants dans ces moments-là.

Alors, le voici mon petit bouquet. Il ne paye pas de mine, mais il me fait du bien. Alors, si vous avez besoin d'un peu de douceur, d'une petite pause dans ce qui semble être un engrenage sans fin, prenez-le, je vous l'offre. Je vous envoie ces petits brins de fragilité avec toute ma tendresse.

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