jeudi 30 mars 2017

Notre force est infinie

Joli titre d'article n'est-ce pas ? Et bien, c'est le titre d' un nouveau livre que j'ai lu la semaine dernière et qui mérite le détour. L'auteure est Leymah Gbowee et si son nom ne vous dit rien, sachez qu'entre autres prix et récompenses, elle a obtenu le prix Nobel de la paix en 2011 :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

J'ai découvert son ouvrage pendant la semaine qui était consacrée à la journée internationale des femmes.
Cette femme est celle que nous pouvons être, chacune d'entre nous. Elle aurait pu subir et vivre une petite vie mais elle a choisi de se battre, d'apprendre pour mieux affronter ce qui se passait dans son pays et cela sans aucune violence, sans manque de respect. Son combat m'a fait pensé à celui de Martin Luther King. Elle l'a lu d'ailleurs, comme elle a lu Gandhi. Elle n'a cessé de s'instruire car l'ignorance est le foyer de l'incompréhension et agir dans l'instant présent n'était pas suffisant pour elle ; il lui fallait comprendre pour mieux anticiper l'avenir et éviter ainsi le renouvellement des mauvaises choses.
Son courage, son engagement qui lui a fait faire des choix difficiles m'impressionnent. Je me demandais souvent "et moi, qu'est ce que j'aurai fait comme choix ?". Et pourtant, elle est loin d'être parfaite, d'être une super-woman à laquelle personne ne peut se comparer si ce n'est en perdant toute estime de soi. Elle a ses travers et les dévoile sans pudeur ni honte et c'est pour cela qu'elle me plait, que je l'admire.
Je n'aime pas la perfection, les images lisses et les histoires pépères car je ne m'y retrouve pas. J'ai besoin de voir et d'apprendre des vrais gens, imparfaits, tordus par la vie et si désireux de se battre pour un avenir différent, pas forcément un avenir radieux, limpide, et fantasmagorique mais simplement un avenir suffisamment bon pour eux.
Elle est une simple maman de quatre enfants qui a réussi à faire fuir le dictateur qui faisait mourir son pays, le Liberia, à petit feu. Elle, puis les autres qu'elle a entraînées, sont les héroïnes de cette guerre civile interminable et horrifiante. Et pourtant, comme elle le souligne souvent, la guerre est souvent une affaire d'hommes relayée par des hommes, qui parlent d'hommes. Elle a appris d'elle même et peut-être qu'en d'autres circonstances moins sordides, elle ne se serait pas révélée à elle-même et aux autres.
Et oui, je pense que cette femme est celle que nous pouvons être car nous avons toutes cette force infinie en nous. Nous avons en nous le don merveilleux de porter la vie, de la donner et de la protéger. Nous sommes capables de tant de choses, de tant de réalisations, de tant d'énergies mais nous en ignorons sincèrement la portée magistrale qu'elles peuvent avoir. Oser, se lancer, aller "au charbon" pour les autres, pour des inconnus, pour soi, on ne le fait que rarement et bien souvent c'est lorsque des circonstances tragiques nous transcendent.
Tout ceci est à méditer, un peu comme une vache. La comparaison n'est pas très flatteuse, certes, mais à y regarder de plus près, pourquoi pas ? Intégrer les événements, essayer de les comprendre, poser du temps, y revenir, parfois plusieurs fois, pour les transformer petit à petit pour en faire quelque chose d'assimilable pour notre corps et notre esprit ... Franchement, vous ne trouvez pas que ça ressemble à une vache en train de brouter son herbe, non ?
En attendant, et sur ces belles paroles, je vous souhaite une belle après-midi ensoleillée. A bientôt !

mercredi 22 mars 2017

Miniaturiste

Encore une jolie découverte livresque que j'ai grand plaisir à vous dévoiler :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Jessie Burton est une jeune écrivaine anglaise et Miniaturiste est son premier livre. Elle a mis quatre ans pour nous offrir ce très beau livre. Et ce temps, on le ressent dans ses mots : on a l'impression que le froid hivernal nous transperce les os, les effluves nauséabondes des canaux nous empêcheraient presque de respirer et nos doigts ressentent le frôlement des riches tissus. On y est, à Amsterdam, dans cette ville grouillante, vivante de vies publiques et intrigantes.
L'histoire vous embarque dès le début et outre les secrets qui se découvrent, ce qui s'est imprégnée le plus en moi c'est l'idée que toute femme a main sur sa vie, même si l'environnement et l'entourage semblent la figer dans un quotidien étouffant. Cela se passe aux Pays-Bas au 17ième siècle mais ce contexte est aisément transférable en d'autres lieux et en d'autres temps beaucoup plus proches !

Depuis, elle a écrit un autre livre "Muse" sorti l'an dernier et il est disponible en version française seulement depuis le début de ce mois. J'ai vraiment hâte que la médiathèque l'achète ...

Alors, avant de vous quitter pour faire ma Candide (de Voltaire) au jardin, je vous laisse sur une citation tirée de ce livre :

"Les choses peuvent changer"

A bientôt !

mardi 21 mars 2017

A la recherche des petits bonheurs

Hier, je vous parlais de ce que je comptais faire au souper pour célébrer la journée du bonheur. Et bien, voici ce qui en est ressorti :
Petit Asué a décidé que ses trois petits bonheurs étaient : à la cantine, il s'était fait un super sandwich en se servant de ce qu'il y avait en entrée ; à la récré, il avait mis trois buts durant un match de foot et pour terminer il avait mis ses chaussettes dès qu'il s'était levé !
Grand Asué lui a trouvé que le bus était pour une fois à l'heure ce qui est très important surtout quand c'est le bus de retour à la maison, une de ses évaluations en allemand n'avait pas été notée et il avait eu un 20 dans cette même matière.
Et Monsieur Asué, ses petits bonheurs étaient d'avoir eu un ordinateur portable pour le travail, de ne pas être rentré trop tard, et le troisième, ... et bien, je crois que j'ai un trou de mémoire ... alors on restera à deux bonheurs ...

Voilà, ce petit jeu m'a permis de leur faire manger ma soupe vraiment mais vraiment ratée sans qu'ils s'en rendent trop compte et nous avons passé un très bon moment, en fait c'était un bonheur supplémentaire qui comptera double car il était partagé.
Et vous, avez-vous trouvé des petits bonheurs ? On pourrait peut-être les partager si ça vous dit ...
A très bientôt !

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com


lundi 20 mars 2017

Journée mondiale du bonheur

Et c'est le Secrétaire Général de l'ONU qui en a décidé ainsi après une réunion sur "le bonheur et le bien-être" ! On pourrait penser que tous ces gens bien habillés bien importants ne se questionnent que sur des sujets graves et pas drôles du tout et bien non, pas tout le temps. Cette réunion avait été demandée par le Bhoutan, pays qui calcule sa richesse en fonction du bonheur de ses habitants. Alors, aujourd'hui, cherchons le bonheur où qu'il se cache, partons le trouver pour le goûter, le savourer et s'en délecter !

Ce matin, Monsieur Asué est parti en retard, Petit Asué s'est cogné la tête en entrant dans la voiture et mon Grand Asué est un peu dépité car son grand copain d'école va changer d'établissement pour la prochaine rentrée. 
Donc, ce soir, devant ma soupe particulièrement bien ratée, je vais essayer de leur faire trouver du plus dans leur journée "bof". C'est quelque chose que je fais assez souvent quand ils sont tristounets ou persuadés qu'ils auraient mieux fait de rester coucher. J'ai besoin de leur montrer que la vie est un équilibre avec du "bof" mais aussi du "super". 
Mais rassurez-vous, quand leur journée est belle, je ne vais pas leur reparler de cet équilibre de vie en leur disant qu'il y a eu du négatif aussi ... 

Pour ma part, ce matin, j'ai eu plein de petits bonheurs : Petit Asué qui avait enfin mis ses chaussettes avant de partir pour l'école et ça, croyez-moi, c'est tellement rare que ça en fait un bonheur gros comme ça !... , et puis le vent fort qui faisait neiger les pétales de fleurs des arbustes, et puis surtout un petit trésor que j'ai déniché en allant faire mes courses. Un arrêt de bus appelé "la croix du petit dieu". Je passe sur cette route régulièrement, et souvent je me retrouve coincée à ce feu rouge et bien, c'est la première fois en presque sept ans que je lis le nom de l'arrêt de bus. Alors avec un nom aussi beau, la journée sera forcément belle, n'est-ce pas ? En plus, c'est très ironique car il n'y a de croix nulle part dans les parages et même les routes ne forment pas de croix à ce carrefour. Si je dis cela, c'est qu'il m'est arrivé de tourner dans un quartier de la ville voisine pendant près d'une heure car je cherchais une croix comme repère et pourtant tous les habitants avaient l'air de la connaître, mais moi, nouvelle venue je ne la voyais nulle part, et après, bien après, j'ai su que cette fameuse croix est juste le symbole des routes qui se croisent à ce carrefour ... Je pouvais toujours lever les yeux en l'air, me tordre le cou dans tous les sens pour chercher une croix en fer forgée ...
Enfin bref, voilà mes petits bonheurs de la journée.
Je vous en souhaite tout plein beaucoup, des grands, des beaux, des doux, des petits, des fragiles, des rayonnants, des discrets, de ceux qui éclatent, de ceux qui réchauffent, de ceux qui libèrent, bref je pense qu'il y a autant de bonheurs, que d'êtres humains ... alors, partons tous à la recherche de nos bonheurs ! Go !

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

vendredi 17 mars 2017

En bleu et jaune

Vous avez vu ? le printemps est arrivé ... Enfin. Alors aujourd'hui, juste quelques photos en bleu et jaune des petites fleurs que je guettais avec beaucoup d'impatience depuis déjà plusieurs semaines.

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Ce forsythia, nous l'avons récupéré de chez la voisine qui le "maltraitait" ouvertement. Coupé à près de soixante centimètres de haut, sans aucune petite branche et encore moins de magnifiques fleurs, il était constamment ratiboisé car il se trouvait devant la fenêtre de sa salle de bain. Je pense, et je suppose que s'il était doué de parole il acquiescerait : il est franchement mieux chez nous !

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

J'adore les jonquilles et les violettes. Savez-vous comment on dit "jonquille " en anglais ? Daffofil ! C'est rigolo comme nom je trouve, pas vous ? Je suis sûr que ce nom plaira à Petit Asué. Et les violettes, que dire d'elles sinon qu'elles sentent merveilleusement bon, que leur parfum incite à l'abandon et à la plénitude. Pour moi, elles sont le symbole du romantisme.

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Et voici une autre de mes préférées. Je les appelle des campanules mais je ne suis pas sûre ... Il faudra que j'observe les étals des jardineries ... à moins que l'un d'entre vous connaisse le nom des ces petites fleurs aux tiges rampantes et aux feuilles luisantes et épaisses et nous fasse partager son savoir.

Et vous, quelles fleurs de printemps attendez-vous ? Qu'elles sont celles qui vous donnent envie de remiser bonnet et mitaines ?

A bientôt et je vous souhaite un vendredi fleuri !

dimanche 12 mars 2017

Le voile de Téhéran

Encore un article sur un livre car ces temps-ci j'aime me perdre dans les pages des bouquins à la recherche de l'oubli du quotidien.
Il y a des livres qui me marquent, avec la même intensité que d'autres mais pas pour la même raison. Et celui-là, ce sera pour son emprise. Dès les premières lignes, je suis partie pour l'Iran et même après le point final, je suis restée longtemps à errer là-bas.

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Le fait que ce soit une histoire autobiographique y est peut-être pour quelque chose mais l'écriture, la puissance des mots de Parinoush Saniee en est la source principale et on s'embarque avec elle. On apprend sur ces femmes qui n'ont d'autres choix que de faire de leur vie une suite de soumissions à l'homme - le père, le frère, le mari, le fils ... ; on découvre un pays à l'histoire politique mouvementée où là aussi c'est la femme qui en est la première victime. Elle est restreinte dans sa vie, ses choix et pourtant elle est fière, digne et le plus important pour moi, elle pleure, crie, désespère mais se relève à chaque fois.

C'est un livre qu'on m'a conseillé, alors je continue le mouvement en vous le conseillant.
En plus, aujourd'hui, c'est dimanche, un joli dimanche de printemps avec des violettes, des jonquilles et des crocus. Dehors, la chaise longue, le mug de café et en avant !

A bientôt et bonne lecture !

jeudi 9 mars 2017

Apaise le temps

Il y a plusieurs semaines déjà, j'ai emprunté ce livre à la médiathèque : Apaise le temps de Michel Quint.

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Je descendais rapido les escaliers de la bibliothèque quand ce livre m'a stoppée net. Il m'aurait appelée que cela ne m'aurait même pas surprise. Plus d'horloge, plus de petite voix me gourmandant d'être peut-être, éventuellement, un tout petit peu juste pour arriver à l'école de Petit Asué.

Mais sincèrement, comment résister à un "Apaise le temps" ? comment ne pas sentir instantanément le temps se distendre ? et décider de prendre quelques secondes afin que ces trois petits mots rentrent en soi et fondent.

J'ai beaucoup aimé l'histoire et même si certaines critiques professionnelles saluent l'énergie de l'écriture, pour ma part, c'est cela qui me chagrinait un tout petit peu. Le lieu, cette vieille librairie, j'avais envie de m'y oublier plus longtemps, plus lentement, comme lorsqu'on rentre dans un lieu sacré où le temps est l'éternité. Sa rapidité dans ses phrases m'a un peu décontenancée mais si vous aimez l'atmosphère des vieilles boutiques, l'odeur passée des bouquins oubliés sur des étagères poussiéreuses, je vous le conseille. Les personnages sont très attachants, l'intrigue plutôt prenante et pour ma part très intéressante car je ne connaissais pas du tout ces épisodes historiques qui font le fond de l'histoire.

Il y a un autre livre dont j'aimerai vous parler mais ce sera pour une prochaine fois. En attendant, une citation tirée de ce livre. A méditer ...

"Les livres, c'est comme les chats, on habite chez eux, pas l'inverse"


jeudi 2 mars 2017

Mitaines tricotées

Il y a quelques semaines, j'ai commencé à tricoter des mitaines pour moi car même si le printemps commence à montrer qu'il va peut-être, enfin s'il en a envie mais il ne sait pas trop encore ... venir d'ici quelques semaines, je reste une frileuse invétérée. Vous en connaissez peut-être d'ailleurs : une de celles qui quittent le manteau d'extérieur pour mettre un gros gilet d'intérieur et qui a toujours un mug bien chaud entre les mains ...
Et bien, c'est un peu et ... beaucoup moi. J'ai choisi un modèle de we bloom here car il est simple et son petit cœur fait toute la différence. Margaret Bloom, sa créatrice a choisi des couleurs toutes douces, qui donnent envie de se renfrogner dans le canapé mais je n'avais pas de ces teintes là. Peut-être que dans des futures brocantes, trouverais-je de ces trésors ... Alors j'ai opté pour du rose fushia qui va bien avec mon manteau, et un bleu électrique pour le cœur car le bleu est la couleur de mon cher et tendre.
Pour la discrétion, il n'y en pas, désolée ; mais en hiver, quand il fait sombre, gris, pluvieux, venteux et qu'à la sortie de l'école toutes les mamans, mamies, nounous et équivalents masculins sont en dégradés de noir et gris foncé, je me dis qu'un peu de couleur est plus que nécessaire, non ? Alors je me pointe, avec mon manteau, et mes mitaines et là, même si ce n'est que pure rêverie, j'ai l'impression que mon combat contre la griserie ambiante peut commencer ...
Alors les voici :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot

J'imagine bien la tête des automobilistes quand je vais accompagner la classe de mon Petit Asué et que je leur ferai signe de s'arrêter ... avec des cœurs dans les mains !

Et l'idée n'a pas tardé à venir chatouiller l'imagination de mon petit garçon qui est aussi frileux que moi. Mais lui pas de rose, juste un vert délicatement ... fluo. Lui aussi est un combattant de la tristesse visuelle ! Mais en lieu et place des cœurs, il a opté pour l'idée de son grand frère : broder un "oui" et un "non".

J'ai trouvé l'idée très rigolote et voici ce que ça donne :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

Je les ai terminées hier après-midi et ce matin, nous étions ravis de les mettre pour l'école.

J'ai d'autres choses à papoter avec vous mais là, je dois faire des petits gâteaux à la poudre d'amande pour le goûter de mes garçons et de nous aussi parce que le goûter ce n'est pas que pour les enfants ...

A très bientôt et soyons des combattants de la tristesse visuelle !