mardi 21 novembre 2017

Et si on regardait par la fenêtre ?

Oui, et si on regardait par la fenêtre ? Et si on prenait le temps de poser nos yeux et leur laisser le temps de voir, d'observer ce qui semble a priori sans intérêt ou du moins très calme, mais qui après quelques instants, recèle de tant de détails en total hyperactivité.

Et pendant que nos yeux se perdent sur une feuille d'arbre qui frétille au bout de la branche du cerisier ou sur l'oiseau qui a un mal fou à tenir sa trajectoire dans le vent, si nous débridions notre esprit ? Si nous le laissions courir là où il veut, à sa vitesse, en simple liberté, pendant un temps qui s'étirerait ?

Est-ce que ce serait du temps perdu ? de la paresse ? du vide ?

Je ne crois pas car je pense que prendre le temps, vivre le moment précis que nous avons, c'est simplement exister. C'est donner un sens à l'instant et c'est ça vivre, non ?

J'ai envie de partager avec vous ceci :

"L'homme libre possède le temps. L'homme qui maîtrise l'espace est simplement puissant. En ville, les minutes, les heures, les années nous échappent. Elles coulent de la plaie du temps blessé. Dans la cabane, le temps se calme. Il se couche à vos pieds en vieux chien gentil et, soudain, on ne dirait même plus qu'il est là. Je suis libre parce mes jours le sont."
Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie

J'aime prendre mon mug de café et m’asseoir dehors, par terre en me disant que si je reste suffisamment longtemps, les oiseaux reviendront et me considéreront comme faisant partie du paysage. J'aime prendre mon temps, le matin, pour le petit déjeuner. C'est le repas que je préfère et bien que nous le prenions en famille, je reste souvent à le terminer seule, me resservant à la cafetière pour réchauffer le fond de bol déjà froid. J'ai besoin de ces moments pour apaiser mon quotidien. Pour voir ce qui d'habitude passe inaperçu : une jolie feuille d'automne ruisselante de pluie, le brouillard qui donne envie d'un bol de soupe, une pie tout en haut du plus haut des arbres de la cour de l'école, la petite musaraigne qu'on laisse passer en prenant bien soin de ralentir sur la route, et le ciel, que dire du ciel, même gris, il ne me semble que très rarement triste, car il a toujours des sautes d'humeur, des sautes de couleur et il est toujours beau.

J'aime prendre le temps. J'aime profiter de ce que je vois, et même si je n'ai pas fait "grand-chose" de ma journée, je n'ai jamais l'impression qu'elle soit perdue si j'ai vu la jolie lumière du soleil matinal sur les arbres de la forêt, si j'ai suivi des yeux le ruissellement de l'eau sur les graviers ou les plocs-plocs dans les flaques d'eau boueuses.

Voilà, et vous, que voyez-vous par votre fenêtre ?
A bientôt !

lundi 20 novembre 2017

Dans les forêts de Sibérie

Depuis quelques semaines, je me suis égarée "Dans les forêts de Sibérie" et c'était voulu. Mes deux dernières lectures, "Ni vivants ni morts" de Federico Mastrogiovanni sur lequel j'avais écrit un petit post et "La disparition de Josef Mengele" de Olivier Guez m'ont pris beaucoup d'énergie, m'ont vidée et j'avais besoin de me réfugier dans un livre protecteur, loin de cette horreur dont seule l'humanité peut être la créatrice.

J'avais besoin d'être rassurée, de pouvoir continuer à croire en la bonté humaine ; je dis souvent à mes enfants que toute personne a du bon en lui, parfois peu, parfois si peu qu'elle-même n'en a peut-être même pas conscience mais l'idée qu'une créature, humaine de surcroît, puisse être fondamentalement mauvaise ne m'est pas acceptable...

C'était trop pour moi ... Alors, je pense que je n'ai pas choisi ce livre par hasard, que si je l'ai vu sur l'étagère de la médiathèque, c'était qu'il était pour moi ; un signe en quelque sorte.

J'avais découvert Sylvain Tesson, son auteur lors de son passage dans une émission à la télé, pour la promotion d'un de ses livres, mais pas celui-là. Sa façon de parler, d'observer le monde et ses congénères, les fragments de sa vie qu'il dévoilait, ce qu'il en faisait de tout ça m'avait rendue curieuse de ses ouvrages.

Et je ne regrette en rien ce choix qui au final s'est révélé réparateur et peut-être même un peu salvateur. J'ai pris le temps de le lire, de relire parfois des passages, j'en ai même noté parce que son écriture est une de celle qui ne se survole pas, c'est plutôt une de celles qu'on laisse entrer en nous, qui passe, nous traverse mais laisse quelque chose d'indéfinissable. Ses métaphores, ses descriptions sur son lieu de vie sont magnifiques, poétiques ; ses pointes d'humour apportent une jolie légèreté et ses réflexions sur le temps, la relation de l'homme avec celui-ci, le questionnement qu'il a sur l'érémitisme, ... tout ceci m'a amené à rêver, à réfléchir, à me projeter, à imaginer ...

Je vous le conseille ; si vous le voyez sur l'étagère d'une librairie ou de votre bibliothèque municipale, prenez-le, c'est une invitation au changement et à la découverte.

Une petite citation pour terminer ce post ?

"Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l'inspiration sortir"

Je vous dis à bientôt.

dimanche 12 novembre 2017

Mes champignons, c'est pas le pied !

J'aurais bien aimé trouvé un plus joli titre, un petit appel plus attrayant mais je crois qu'il ne me reste que l'humour pour vous présenter ce à quoi j'ai travaillé depuis des semaines.
C'est un peu mon marronnier à moi, mais chaque automne, j'aime bien faire des champignons.
J'avais l'idée bien en tête sur comment je les voyais terminés mais j'ai passé un nombre incalculable d'essais à tenter de créer un pied qui répondait à plusieurs contraintes :
- être stable,
- être proportionné à la tête,
- ressembler à un pied de champi,
- et me satisfaire ...

C'est simple, mais j'ai vraiment galéré, et c'est un doux euphémisme car même au final, je reste circonspecte en les regardant. Le plus fou ou le plus rageant est que j'en ai fait au printemps, ils me plaisaient beaucoup ... mais je n'ai pas gardé les patrons ... ; j'en ai refais il y a quelques semaines pour une amie et après de très nombreux essais, je les lui avais envoyés avec un sentiment positif ... mais je n'avais toujours pas gardé les patrons ...

Alors les voici quand même car je me suis éclatée à les broder :

propriété exclusive de www.assisesuruneetagere.blogspot.com

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Pour le petit orange, je trouve que le résultat est cohérent mais même en photo, je trouve que le pied du grand vert est trop large à la base et un peu trop grand. Qu'en pensez-vous, honorables visiteurs perdus sur mon blog ? Et tant que j'y suis, avez-vous une idée pour la réalisation de ce pied ? J'ai utilisé une forme de cône tronqué mais peut-être connaissez-vous des astuces que vous seriez prêts à partager ...
Je sais que ce n'est pas catastrophique non plus mais ce sentiment de non-achèvement m'enquiquine grandement.
Maintenant, je vais travailler à des projets plus hivernaux et là, j'espère que leur réalisation sera plus en accord avec mon imagination ...
En attendant, je vous souhaite un bon dimanche champignonesque !
A bientôt !

ps : vous ne trouvez pas que "mushroom" est beaucoup plus rigolo que "champignon" ? Je ne me lasse pas de me répéter ce mot dans ma tête, et plus je le fais, plus je le trouve hilarant ... on dirait un éternuement et là, franchement, c'est plutôt bien en relation avec la saison et la météo du jour ...

vendredi 3 novembre 2017

Mr and Mrs Jack

Mardi soir, petite visite surprise de ...

Mr Jack sur le rebord de la fenêtre :

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Et Mrs Jack qui s'est invitée à notre souper du soir :

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A bientôt !

dimanche 29 octobre 2017

Manique en récup

Je devais changer ma manique. Outre le fait qu'elle montrait fièrement ses taches propres du haut de la cuisinière, elle montrait aussi ses entrailles et ne me protégeait plus trop à la sortie du four ... donc, je devais en changer. Mais changer pour acheter, j'essaie d'éviter quand je peux et là, peut-être que j'étais inspirée par la serviette de toilette que j'avais transformée en lingette, mais je me suis dit que ces vieilles serviettes pouvaient encore m'aider.
Alors, voici ce que j'en ai fait :

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Et voici ce que j'ai utilisé :

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C'est simplement trois épaisseurs de serviette éponge car elle était assez fine, mais je pense que deux peuvent être suffisantes si le tissu est épais. Il suffit d'essayer avant de découper, certes ce ne sera pas très pratique de sortir la jolie tarte du four avec une serviette de bain ... mais ça évitera de découper pour rien.

Là, où je me suis questionnée tout le long, c'est à propos du tissu que j'allais utilisé pour faire le biais : coton or not coton ? J'avais un doute car en le repassant, je trouvais qu'il marquait bien le pli, même un peu trop bien mais j'ai quand même tenté et ... j'ai perdu car après, lors d'une des premières utilisations, la manique était très bien sauf que le biais a eu des signes de faiblesse, comme si les fibres avaient légèrement fondues entre elles.
Donc, si vous avez un doute, ne tentez pas car il faut absolument prendre uniquement des tissus naturels. Pensez à vérifier aussi la serviette éponge, car récemment, je me suis rendue compte qu'il en existait qui n'étaient pas qu'en coton ...

Pour les angles, j'ai été un peu déçue car ça faisait des plis :

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C'était ma première manique et j'ai pris en compte tous ces inconvénients pour en refaire une autre :

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Le biais était bien en coton et pour faire les angles, je me suis aidée d'un article de "du zigzag sous la carapace" qui montre bien le devant et une vidéo de "self-couture" pour le derrière de l'ouvrage :

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Et toujours mon attache :

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Ce n'est pas une couture dans le style automnal car les tissus sont plutôt printaniers, mais je n'en avais pas dans les couleurs dont on a envie maintenant ... C'est un peu dommage mais je ne me voyais pas acheter du tissu exprès alors que justement, je recherche la récupération. Cela aurait été incohérent dans ma démarche.

Mais promis, la prochaine petite chose que je vous montrerai, c'est typiquement de saison.
Alors, à bientôt et ne regardez plus vos vieilles serviettes avec dédain !

Juste pour finir, une petite photo de plus près de l'avion en papier que vous avez aperçu sur une des photos. C'est Petit Asué que l'avait fait tout seul avec une petit bout de papier. Il s'ennuyait en classe et pour s'occuper ... Je sais, ce n'est pas top qu'il fasse cela en classe, même très discrètement et je lui en avais parlé, mais je trouve encore moins top, l'idée d'un enfant qui s'ennuie en classe. Mais cela est un autre problème et peut-être donc, un jour, un article.

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lundi 16 octobre 2017

Ni vivants ni morts

Aujourd'hui, j'écris pour parler d'un livre : "ni vivants ni morts" de Federico Mastrogiovanni. Mais avant d'aller plus loin, je vous mets l'image de la première de couverture ...


et je vous recopie le résumé en quatrième de couverture :

Ni vivants  ni morts
La disparition forcée au Mexique comme stratégie de terreur.

Depuis une dizaine d'années, on compte plus de 30 000 disparus au Mexique. Avec les 43 étudiants de l'Ecole normale d'Ayotzinapa, l'onde de choc s'est répandue dans le monde, mais ni la pression internationale, ni les associations des droits de l'homme, ni les initiatives des familles n'ont suffi, dans ce cas comme dans d'autres, à faire apparaître la vérité - et encore moins à enrayer le phénomène.
Ni vivants ni morts : les disparus sont là, dans cet interstice, ce no man's land, invisibles, sans corps, sans tombe, sans aucune existence. Arrachés à leur vie, et comme dissous dans l'atmosphère. Pour leurs proches, aucun recours, le deuil impossible, l'angoisse interminable, les menaces, l'hypocrisie des autorités.
L'enquête fouillée de Federico Mastrogiovanni, à travers des entretiens avec les parents des victimes, des experts, des activistes, des journalistes, démontre que la disparition forcée est un outil de pouvoir terriblement efficace, qui fait taire jusqu'à la possibilité d'une contestation.
C'est le portrait sensible et effrayant d'un pays miné par la peur, où l'Etat piétine sciemment ses propres prérogatives - et les droits de ses citoyens -, quand il ne se comporte pas directement comme le pire des délinquants.

Ni vivants ni morts a reçu le prix PEN Mexico 2015 et le Prix national du journalisme en 2015.

Federico Mastrogiovanni est un journaliste et documentariste né à Rome en 1979, qui vit au Mexique depuis 2009. 

C'est la première fois que je lis un ouvrage "journalistique" si on peut appeler ça comme ça, certainement par crainte de ne pas arriver à tout comprendre mais, là, je ne sais pas pourquoi, est-ce l'envie de me lancer, est-ce le sujet ... je l'ai emprunté à la médiathèque et je ressors de cette lecture chamboulée et j'irai même jusqu'à dire un peu changée.

Je vous le conseille, lisez-le. Le passage sur l'absence est exceptionnel, d'autant plus qu'il n'est en aucun cas misérabiliste. Tout comme la totalité du livre d'ailleurs. J'avais déjà entendu d'une oreille, même pas écouté je l'avoue, un reportage à la télé sur ces mères qui parlaient de leurs disparus et maintenant, je regrette, je m'en veux car je ressens un sentiment de presque-culpabilité d'avoir manqué dans un certain sens de respect pour elles, de ne pas avoir pris le temps de les écouter plutôt que de les entendre ...

Je ne suis pas douée pour m'exprimer car toutes mes idées veulent sortir en même temps et cela me frustre beaucoup car j'aimerai vous parler avec clarté comment j'ai été atterrée par cette corruption que je n'imaginais pas à une telle ampleur, ces mensonges, cette violence mais aussi par le courage et l'abnégation de ces simples personnes qui se battent au quotidien avec une telle énergie, qu'elle en est impressionnante.

Voilà, j'ai juste envie de vous dire "lisez-le, s'il vous plait" ...

A bientôt

mardi 26 septembre 2017

Faites un voeu

Parce qu'il y a des jours où le soleil a beau être gai et le vent joliment caressant, ça ne suffit pas toujours pour conclure que cette journée est vraiment belle ...
Et c'est bien dommage.
Alors, je vous offre un pissenlit avec un vœu à faire. Un ou plusieurs, si vous en avez besoin, n'hésitez pas : fermez les yeux bien forts, plissez les pour une meilleure concentration et soufflez avec toute l'espérance que vous avez en vous ...
Et voilà, votre vœu est lancé !

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A bientôt !