jeudi 24 mai 2018

Restons zen ...

Pour reprendre en douceur mes allées et venues par ici, j'avais envie de partager avec vous cette photo de la ZAD de Notre Dame des Landes lors du décampement forcé du 17 mai dernier :

photo de Franck Tombs

Franck Tombs, le photographe travaille pour différents clients, notamment "Libération" (pour cette photo-ci). Je ne suis pas cliente de ce journal, ni suiveuse de ce photographe en particulier, mais j'aime bien rendre à César ce qui est à César ...

J'ai montré ce cliché à mes garçons et ils ont beaucoup aimé. Le vieux monsieur, avec sa veste au bras comme s'il se promenait nonchalamment ... le monsieur qui se repose tranquillement sur sa chaise de camping ... Ils donnent l'impression de ne pas voir les véhicules d'intervention, ni les forces de l'ordre prêts à intervenir ...
Il y a comme de l'irréalité dans l'air, une incongruité qui me fait sourire. Et avez-vous remarqué le plus important ? le petit détail qui fait toute la photo ?
Et oui, le petit dream catcher que l'un des zadistes, peut-être celui se prélassant, a accroché au rétroviseur du véhicule. Vous ne trouvez pas ça extraordinaire ? ... Je me demande si les gendarmes l'ont vu ... J'ai envie d'imaginer que oui, et qu'ils ont fait comme s'ils ne savaient pas, et qu'ils l'ont laissé quand même ...

A bientôt !

jeudi 19 avril 2018

Un cœur messager

Cette année, avec M. Asué, nous fêtons nos 20 ans. Pas 20 ans de mariage, non, parce que nous n'avons pas été très "traditionnels" dans ce domaine et nous nous sommes mariés bien plus tard. Mais 20 ans de "premier rendez-vous".
C'est cet anniversaire-ci qui nous est le plus cher, celui qui compte le plus. Peut-être parce que c'est à cette date que tout a débuté, que sans ce fameux rendez-vous, il n'y aurait pas eu ni enfants, ni mariage, ni petite maison, ni joli poulailler coloré au fond du jardin (qui soit dit en passant attend toujours ses poules ... !) ni tout ce quotidien qui fait que nous sommes simplement et heureusement ensemble.
Alors, pour cette occasion, j'ai eu une petite idée qui va se concrétiser rétrospectivement. Cela vous semble flou, n'est-ce pas ?
Je vous explique. En me baladant sur le site de resilient knitter, j'ai trouvé un tuto pour un cœur tricoté. J'ai eu alors l'idée d'en tricoter un par année de vie commune, que j'offrirai à M. Asué à cette occasion, et au bout de l'année, je le reprendrai le temps de le broder avec une phrase inspirante sur l'année écoulée. Je choisirai une laine qui m'aura déjà servi pour un ouvrage, et tous mes petits cœurs se retrouveront dans une jolie boîte. J'ai pensé d'abord à un bocal en verre, mais plus je réfléchis, plus je me dis que M. Asué avec les garçons pourraient très bien m'en faire une jolie en bois ... A méditer ...
Voilà ce que cela donne :

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Au début, j'imaginais n'en faire qu'un. Puis j'ai pensé que lorsqu'on sera super vieux mais pas gâteux, notre mémoire sera peut-être partie vers les limbes du passé, alors on sera bien contents d'avoir les années qui correspondent. J'ai donc utilisé deux tailles différentes.
Ainsi, cette année, M. Asué a découvert ceux de 2018 et ceux de 2017.

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En 2017, nous avons eu plein de beaux moments, mais celui qui m'a le plus marqué est le seul mauvais. Peut-être pas le seul, mais le pire, ça c'est certain. Je trouve cela fort dommage qu'il soit aussi présent en moi mais il en est ainsi. J'ai effleuré ce que je redoutais le plus. Cette nuit-là, pour la symboliser, j'ai choisi d'essayer de la transformer en quelque chose de positif, ou du moins de "pas pessimiste" pour reprendre l'expression du Dr. K.
Je pense aussi qu'attendre la fin d'année m'a permis de faire un tout petit petit pas vers ce qui se rapprocherait d'une sorte de résilience et c'est pour cela que j'ai choisi cette phrase d'Edmond Rostand :

"C'est la nuit qu'il est beau de croire en la lumière"
Edmond Rostand


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Il ne me reste plus qu'à tricoter maintenant tous les cœurs qui me manquent depuis ce fameux dimanche de mars de l'an 1998 ...  En y réfléchissant, je pense que je chercherai d'autres modèles de tricot, car j'aime l'idée du lien dans la différence.

En attendant, je vous souhaite des premiers rendez-vous qui se transforment en heureux quotidien ...
A bientôt !

mardi 10 avril 2018

Mauvaises herbes ou mauvaises herbes ?, telle est la question

Le week-end passé, nous avons eu ENFIN de belles journées printanières. Alors, pour l'occasion, nous avons été des plus classiques : tonte de la pelouse et désherbage parcimonieux.
Quoi ?, me direz-vous, désherbage "parcimonieux" ?
Et oui, car il y a mauvaises herbes et mauvaises herbes, et dans les mauvaises herbes mauvaises herbes, tout n'est pas perdu pour elles.

Je vais tâcher d'être un peu plus claire dans mon raisonnement :

Il y a d'abord les mauvaises herbes, les vraies, les pures, celles pour qui je n'ai rien trouvé de bénéfique, que ce soit pour des tisanes, ou simplement pour de jolies fleurs qui éviteraient que la terre se trouve à nu. Celles-là, hop, dans mon seau.

Résultat d’images pour mauvaises herbes

Ensuite, il y a leurs "cousines" qui elles, même si elles ne m'offrent rien de particulier, offre à mon jardin et mes plates-bandes, des petites fleurs, une protection contre le dessèchement de la terre, et qui plus est, un très bon endroit à vivre pour tous les petits insectes (qui eux, serviront de casse-croûtes aux oiseaux ...). Celles-là, je les garde tant que je n'ai rien à planter à la place.

Résultat d’images pour renouée persicaire

Et puis il y a la catégories des mauvaises herbes, qui ne le sont que par réputation et manque de connaissances. Là-dedans, il y a par exemple les orties, les myosotis, les pâquerettes, les pissenlits, ... et la liste est très longue. Pour celles-ci, je les surveille et leur avenir dépend de mon degré d'intérêt.

Résultat d’images pour pissenlits

En effet, je ne ramasse pas toutes mes "mauvaises herbes qui ne le sont que par réputation". Il y a là aussi certaines subtilités :

Est-ce que j'en ai beaucoup l'utilité ? Si je n'ai pas terminé mes bocaux de tisane, je sais que l'an prochain, j'en cueillerai moins.

Est-ce qu'elles sont dans un lieu "sain" ? Si elles sont trop près de mes voisins, je ne les cueille pas car nous ne partageons pas le même point de vue sur les moyens à utiliser pour enlever les mauvaises herbes ...

Finalement, papoter de "mauvaises herbes", c'est plus sérieux que cela en a l'air. D'ailleurs, cela me donne envie de faire un bon café bien-bien chaud et d'aller voir mes petites protégées dehors ...

Mais avant de couper lien avec les "humains" j'ai une ou deux petites questions : que faites-vous de vos "mauvaises herbes" ? pour quelles utilisations vous sont-elles utiles ?
Je suis très curieuse car cela ne fait que depuis quelques trop peu d'années que je découvre tout ce qui pousse dans mon jardin et j'ai l'impression que je vois de plus en plus de plantes différentes et qu'elles sont toutes de plus en plus intéressantes.
Je me sers de bouquins, d'internet (mais même si je veille au sérieux des sites, que je prends du temps pour recouper mes petites découvertes, je reste quand même toujours un peu sur mes gardes) mais j'aimerai vraiment rencontrer quelqu'un qui s'y connait, un "homme des bois en lien avec la terre", qui me parlerait de la vie de ces petites plantes, de ce qui nous lie. Une personne qui ne vit pas hyper-connecté la semaine pour se déclarer "écolo" le week-end et qui se proclame "coach" car il en a décidé ainsi. Non, non, un humain, un vrai qui vit avec la terre, en harmonie avec elle, pour elle et par elle.
Mais en attendant de faire une telle rencontre, je continuerai mon petit bonhomme de chemin et pour célébrer la présence de ce printemps, je vous offre un petit bouquet fait de fleurs cueillies avant la première tonte de l'année :

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ps : les trois photos illustrant les mauvaises herbes n'ont pas été prises par mes soins. Vous pouvez trouvez les originaux chez :
chardon des champs : site "gerbeaud" ici
renouée persicaire : site "plantis" ici
fleur de pissenlit : site "à la découverte de la nature" ici

A très bientôt !

mardi 3 avril 2018

Bleu comme le ciel

J'aime beaucoup les vide-greniers. Depuis quelques années, je vis dans une région où c'est quasiment une coutume dominicale ; on peut même acheter des bouquins référençant toutes les brocantes de la région. Et croyez-moi, le livre n'est pas mince du tout ! Victor Hugo n'a qu'une maigre avance niveau nombre de pages !

J'aime l'idée de me lever tôt pour arriver avant qu'il n'y ait trop de monde. On prend le petit déj et hop ! en voiture. Pour les lits et la vaisselle ? et bien, on les fera au retour ... Dimanche dernier, on est donc allé à la première brocante de l'année. On la fait tous les ans. Un peu par habitude je crois ; notre ritournelle à nous, probablement.

J'espère toujours trouver un petit trésor, une paire d'aiguilles à tricoter n° 4 par exemple, ou une bobine d'une couleur qui serait parfaite pour un prochain projet ... mais ce dimanche, le trésor n'était pas posé sur une table de camping ; il était juste derrière cette table. J'étais en train de découvrir des sachets de pelotes, 100 % laine, de bains identiques, de quantité me permettant de faire des ouvrages sans avoir recours à des rayures ... quand le propriétaire de ces jolies pelotes a entamé la conversation. Un monsieur au visage avenant, doux, avec de beaux cheveux tout blancs. Un papy mais sans l'être dans son attitude. Il nous a expliqué que toutes ces pelotes appartenaient à sa femme qui était maintenant "là-haut" et à ce moment, il a regardé le ciel d'une manière vraiment particulière ; il avait dans les yeux une étincelle, presque de la coquinerie, de la connivence. Cela peut sembler bizarre, mais il m'a fait un peu penser à un enfant qui sait que son copain est caché, prêt à faire une blague mais que nous, nous ne voyons pas. Je commençais à être un peu mal à l'aise. Je ne savais pas trop quoi faire, ou quoi dire.
Il ne semblait pas triste du tout et nous a expliqué qu'Elle était toujours avec lui de son là-haut à elle, qu'il ne se sentait jamais seul. Ils avaient vécu beaucoup de belles choses, fait trois jolies filles ... et ce qui m'a le plus marqué, c'est que pour lui Elle n'était pas morte, car tant qu'on pensait à la personne, elle ne mourrait pas. Il a expliqué que c'était sa foi qui le guidait dans cette pensée, mais je ne sais pas si c'est seulement la foi qui en est le moteur. Ne serait-ce pas aussi l'amour ?
Il ne s’apitoyait pas, ne s'est pas appesanti sur les causes de ce départ précipité, mais a partagé sa complicité avec elle, leurs voyages, le dernier qu'il a fait tout seul en Laponie et je suis certaine qu'en regardant les aurores boréales, il était avec elle. On a ensuite parlé d'algues et de pesto de plantain qu'il avait déjà cuisiné et toutes les nombreuses plantes sauvages qu'on allait bientôt pouvoir recommencer à savourer ....

Sa vision sur l'être aimé faisait écho mais je ne peux pas dire que dans mon cas, il s'agisse de la foi qui me guiderait vers cette pensée car je ne pense pas avoir une foi aussi "puissante" si on peut le dire ainsi, que lui. Est-ce l'amour ? la peur, peut-être aussi ? Je ne sais pas. Mais je suis certaine qu'un lien d'amour ne peut pas se rompre. Que ceux qui ne sont plus là, continuent d'être là, à leur manière à eux, mais bien là, dans nos cœurs, dans notre quotidien.

Alors, pour finir cet article sachez que je lui ai acheté ses pelotes, quelques unes vertes mais pour la plupart d'entre elles, bleues comme le ciel d'où elle veille sur lui. Je les ai lavées et elles sont à sécher maintenant :

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Je vous dit à bientôt.


"Il y a quelque chose de plus fort que la mort,

c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants"
Jean d'Ormesson


vendredi 30 mars 2018

"Des mots, des mots ..."

Hier, je terminais mon article un peu à la va-vite parce qu'une phrase d'un livre m'était revenue en tête et je m'étais dit qu'il faudrait que je vous en parle plus longuement.
La voici :


"Ils se disaient des mots ... des mots ... des mots ronds comme des marrons
 et lisses comme du réglisse."


C'est tiré du livre "Grand-Mère Sucre, Grand-Père Chocolat" de Gigi Bigot.


C'est un livre que j'ai acheté il y a plus d'une dizaine d'année pour mon Grand Asué (tout petit à ce moment-là ...). Les pages cartonnées, la joliesse des mots et la simplicité des dessins font de l'histoire presque une poésie.


En faisant quelques recherches pour illustrer ce article, je suis tombée sur une vidéo d'Axelle Artois. Si vous avez envie de vous laisser conter cette histoire, c'est par ici. Je trouve sa voix et sa lecture très agréable.

Une petite citation pour se quitter ?

"Le ciel, quand il l'a vue si triste, a appelé les nuages, tous les nuages,
pour qu'ils pleurent à sa place !"

A bientôt

jeudi 29 mars 2018

"Life is so good" pour un "crooked man"

Je devais revenir par ici il y a déjà plusieurs jours. J'aurais pu trouver le temps plus tôt mais je craignais de ne pas en avoir assez devant moi et cela ne m'aurait pas permis de me sentir entièrement présente dans l'écriture de ce post.

Afin de replacer cet article dans son contexte, je tenais à vous faire partager aujourd'hui la source d'inspiration du message de la petite porte de mon marque-page :

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"Life is so good" signé GD.

Quatre mots. Quatre petits mots même.
Deux initiales. Deux initiales non pas par mystère mais par pur pragmatisme.

En fait, il s'agit tout simplement du titre d'un livre et des initiales de son auteur :


Ce livre, je l'avais acheté il y a déjà un an. Je n'avais pas trouvé le résumé particulièrement intriguant et l'idée d'un achat "coup de tête" m'avait un peu mise mal à l'aise, et même après l'avoir lu, je suis au regret de vous dire que je trouve qu'il ne met pas en valeur ce qu'il y a à l'intérieur. Oh non, loin de là.
Si je vous résume ce livre en vous disant que c'est l'histoire de cet homme, ce ne serait pas lui rendre justice. Alors, pour remercier Monsieur George Dawson, je vais vous citer un petit passage qui n'invite à mon sens à aucun commentaire, mais juste à se laisser porter par ses mots :

"Ce matin, Richard considéra mon chocolat et me demanda soudain :
- Pour vous, cette tasse est à moitié pleine ou à moitié vide ?
- Je vois simplement que j'en ai assez, dis-je. Alors, c'est parfait pour moi."

Que rajouter de plus ?
Rien.

Et pourquoi donc "crooked man" ? me diriez-vous maintenant si vous êtes en haleine devant votre écran ... Et bien, vous répondrais-je, c'est en hommage à une petite comptine qu'une amie de l'autre côté de la Terre m'a fait découvrir. Pour la petite histoire, j'avais cousu pour cette amie liseuse un marque-page pour son anniversaire avec un message ... d'anniversaire bien sûr.
Ne partageant pas la même langue, je lui demandais comment disait-on "biscornu" en anglais, et elle m'a donné plusieurs noms : "lopsided", "tumbledown", "ramshackle". Je les adore. On a l'impression de voir la petite cabane s'écrouler rien qu'en les prononçant !!! Et elle m'a parlé d'une comptine, d'une vieille comptine qui parlait d'un homme biscornu. Juste quatre vers qui fait le régal des enfants. La voilà :


Alors, voilà.
Voilà pourquoi j'avais besoin de temps devant moi. Je voulais prendre le temps d'écrire des mots pour parler des mots écrits par d'autres.
Je vous souhaite des mots, des mots .... oh, je vais en rester là car j'ai l'idée d'une suite à ce post ... à demain j'espère !

vendredi 23 mars 2018

Marque-page biscornu

Bonjour bonjour !
Avant que le week-end ne commence avec ses "maman, j'ai faim !", "maman, il m'embête", "maman, j'ai pas envie de faire les devoirs", "maman, ...", je prends le temps de m’asseoir à l'ordi parce que je veux partager avec vous un petit projet que j'ai aimé à chacune de ses étapes : de l'idée dans mon imagination, au gribouillage, jusqu'à la cousette, j'ai tout savouré.

Je voulais faire un marque-page et voici ce que cela donne :

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Je suis partie sur l'idée d'un nichoir qui aurait la forme d'une cabane toute biscornue, un peu du genre maison en bois de Charlie Bucket ("Charlie et la Chocolaterie") avec une porte qui s'ouvrirait sur un petit message caché à l'intérieur.

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Pour la réalisation : que de la récup évidemment ! et comme ce ne sont que des petites pièces de tissu, c'est très facile pour trouver son bonheur. Le bouton vient d'un de mes vieux vêtements et le bout de laine est de la pelote que j'utilise actuellement pour me faire un pull (pelotes trouvées en brocante aussi ...).

Vous voulez voir de plus près ?

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C'est le tout début avec appliqués et point de broderie (points lancés pour l'herbe et point de "heavy chain stitch" pour les lucarnes et la petite fenêtre de la porte). Pour ce point, je ne connais pas la traduction en français mais c'est un point que j'aime beaucoup parce qu'il donne du volume, et c'est parfois très utile car je n'utilise pas de fil à broder mais des bobines de fil de couture. Si vous voulez voir de plus près, la vidéo de Mary Corbet est très explicative.

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Pour le verso du marque-page, un petit buisson de groseilles au point de heavy chain stitch (et oui, encore là) pour les branches, des points de nœud pour les groseilles et des points de bouclette remplis de points lancés en utilisant deux tons de verts pour les feuilles.

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Là, c'est l'intérieur de la porte avec un petit oiseau en appliqué et broderie qui vous envoie un très joli message. A ce propos, je vous écrirai plus longuement dans un prochain article (certainement la semaine prochaine où plus "improbablement", ce dimanche-matin si mes 3 ours vont faire leur balade en vélo).

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Cela peut sembler bizarre de prendre en photo une simple petite bobine mais voilà la raison : cette bobine qui me sert dans mes appliqués est un véritable trésor : découverte dans un bric à brac de vide-grenier, en compagnie d'une sœur jumelle grise, c'est une bobine de fil pour couture ... de gants, vous savez lorsque les dames très élégantes portaient de jolis gants fins et délicats. Donc, le fil est très très fin, et avec une aiguille à petites perles, mes petits points pour les appliqués sont beaucoup plus faciles à rendre discrets. Alors, si vous en dénichez une, n'hésitez pas car je ne sais pas si cela existe en mercerie et c'est fort utile !

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Au bout d'un ruban de velours brun, deux petites feuilles des mêmes teintes de vert du mon buisson pour masquer le repli de couture du ruban. Toujours en fameux "heavy chain stitch", il me permet d'avoir un verso convenable :

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Pour le matelassage de la petite cabane et des feuilles, des simples petites chutes de polaire. C'est de la récup encore et toujours et l'avantage est que la ouate ne passe pas à travers, ce qui arrive parfois quand on brode ou matelasse à travers.

Voilà, voilà !
J'ai hâte de vous parler du livre qui m'a dicté ce message et de la comptine que j'ai découverte grâce à une amie d'au-delà l'océan et les terres.
Mais je dois vous laisser car mon plat qui est en train de se réchauffer au four va gentiment se dessécher sans même me prévenir ... alors à très bientôt et bonne fin (et faim) de semaine !