lundi 16 octobre 2017

Ni vivants ni morts

Aujourd'hui, j'écris pour parler d'un livre : "ni vivants ni morts" de Federico Mastrogiovanni. Mais avant d'aller plus loin, je vous mets l'image de la première de couverture ...


et je vous recopie le résumé en quatrième de couverture :

Ni vivants  ni morts
La disparition forcée au Mexique comme stratégie de terreur.

Depuis une dizaine d'années, on compte plus de 30 000 disparus au Mexique. Avec les 43 étudiants de l'Ecole normale d'Ayotzinapa, l'onde de choc s'est répandue dans le monde, mais ni la pression internationale, ni les associations des droits de l'homme, ni les initiatives des familles n'ont suffi, dans ce cas comme dans d'autres, à faire apparaître la vérité - et encore moins à enrayer le phénomène.
Ni vivants ni morts : les disparus sont là, dans cet interstice, ce no man's land, invisibles, sans corps, sans tombe, sans aucune existence. Arrachés à leur vie, et comme dissous dans l'atmosphère. Pour leurs proches, aucun recours, le deuil impossible, l'angoisse interminable, les menaces, l'hypocrisie des autorités.
L'enquête fouillée de Federico Mastrogiovanni, à travers des entretiens avec les parents des victimes, des experts, des activistes, des journalistes, démontre que la disparition forcée est un outil de pouvoir terriblement efficace, qui fait taire jusqu'à la possibilité d'une contestation.
C'est le portrait sensible et effrayant d'un pays miné par la peur, où l'Etat piétine sciemment ses propres prérogatives - et les droits de ses citoyens -, quand il ne se comporte pas directement comme le pire des délinquants.

Ni vivants ni morts a reçu le prix PEN Mexico 2015 et le Prix national du journalisme en 2015.

Federico Mastrogiovanni est un journaliste et documentariste né à Rome en 1979, qui vit au Mexique depuis 2009. 

C'est la première fois que je lis un ouvrage "journalistique" si on peut appeler ça comme ça, certainement par crainte de ne pas arriver à tout comprendre mais, là, je ne sais pas pourquoi, est-ce l'envie de me lancer, est-ce le sujet ... je l'ai emprunté à la médiathèque et je ressors de cette lecture chamboulée et j'irai même jusqu'à dire un peu changée.

Je vous le conseille, lisez-le. Le passage sur l'absence est exceptionnel, d'autant plus qu'il n'est en aucun cas misérabiliste. Tout comme la totalité du livre d'ailleurs. J'avais déjà entendu d'une oreille, même pas écouté je l'avoue, un reportage à la télé sur ces mères qui parlaient de leurs disparus et maintenant, je regrette, je m'en veux car je ressens un sentiment de presque-culpabilité d'avoir manqué dans un certain sens de respect pour elles, de ne pas avoir pris le temps de les écouter plutôt que de les entendre ...

Je ne suis pas douée pour m'exprimer car toutes mes idées veulent sortir en même temps et cela me frustre beaucoup car j'aimerai vous parler avec clarté comment j'ai été atterrée par cette corruption que je n'imaginais pas à une telle ampleur, ces mensonges, cette violence mais aussi par le courage et l'abnégation de ces simples personnes qui se battent au quotidien avec une telle énergie, qu'elle en est impressionnante.

Voilà, j'ai juste envie de vous dire "lisez-le, s'il vous plait" ...

A bientôt

mardi 26 septembre 2017

Faites un voeu

Parce qu'il y a des jours où le soleil a beau être gai et le vent joliment caressant, ça ne suffit pas toujours pour conclure que cette journée est vraiment belle ...
Et c'est bien dommage.
Alors, je vous offre un pissenlit avec un vœu à faire. Un ou plusieurs, si vous en avez besoin, n'hésitez pas : fermez les yeux bien forts, plissez les pour une meilleure concentration et soufflez avec toute l'espérance que vous avez en vous ...
Et voilà, votre vœu est lancé !

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A bientôt !

dimanche 3 septembre 2017

Lingettes essuie-tout

Petite question du dimanche après-midi : Savez-vous combien de rouleaux de papier essuie-tout (ou Sopalin pour nous les "frenchies") utilisons-nous par an ? Et vous, où vous situez-vous par rapport à cette moyenne ?
J'ai essayé de trouver des enquêtes un peu sérieuses, des chiffres coupés avec d'autres mais a priori, soit je ne suis pas douée dans mes recherches soit les scientifiques ne se sentent pas particulièrement préoccupés par la somme de tous ces rouleaux de papier qu'on achète pour mieux les jeter ensuite ...
Je tombe toujours sur le chiffre de 3 rouleaux par semaine mais je reste dubitative car je n'ai jamais remarqué en faisant mes courses qu'il y avait beaucoup de clients devant ces rayons ...

Personnellement, nous sommes loin de cette consommation mais j'avais quand même envie de consommer autrement parce que je trouvais que c'était un sacré gaspillage dans le sens qu'on utilise ces rouleaux surtout pas facilité et non par nécessité pure.

Alors voici sur quoi je travaillais depuis des semaines et que je voulais terminer avant la reprise d'école : des lingettes essuie-tout lavables ...

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En fait, j'ai recyclé une vieille serviette éponge que j'avais acheté pour la naissance de mon Grand Asué et qui était trop usée et trop petite. Le biais n'est pas du biais, juste des bandes de tissu coupée dans une blouse que je ne mettais pas et que j'ai plié comme du biais. Ce n'est pas du biais dans le sens littéral du mot puisque je n'ai pas pris le tissu dans le sens diagonal mais tout simplement dans la longueur de la blouse pour économiser le tissu ... Et puis, pour le petit détail en plus, j'ai découpé des formes que j'ai appliqué dans le coin. Alors, il y un arbre, une étoile et des animaux : puma, moufette, requin et âne.

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Ce n'était pas toujours évident d'appliquer sur du tissu éponge mais j'ai beaucoup aimé questionner les garçons sur les animaux qu'ils aimaient parce que cela poussait mon grand à se questionner, à oser s'exprimer, à s'ouvrir un petit peu et comme c'était juste pour des lingettes, l'effort n'était pas trop lourd ...

Pour l'attache, je me suis inspirée de ma vieille manique. Je glissais tout simplement le biais sous lui-même en formant une boucle. Pas de réelle difficulté hormis le fait de bien réfléchir à l'ordre de couture pour finir cette attache mais rien de bien sorcier quand même :

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Voilà, maintenant je suis plutôt contente de ce que j'ai fait. C'est tout simple, ce ne sont que des lingettes mais pour moi, c'est consommer mieux et me rapprocher de ce que j'aspire comme style de vie.

Depuis, j'ai commencé un autre projet qui avance plutôt bien. Cela concerne la vieille manique qui m'a aidé pour faire l'attache. Mais ça, c'est pour un autre post.

En attendant, je vous souhaite une bonne fin de dimanche, toute simple et bienheureuse. A bientôt !

jeudi 31 août 2017

Poème ou extrait de théâtre ?

Cet après-midi, je vais rendre un livre sur des poèmes de liberté, et l'un deux m'a plu, m'a rendu un peu chose et je vais l'apprendre, par cœur, juste comme ça, juste pour le plaisir de ressentir les mots danser dans ma tête à des instants incongrus.

Le voici, juste pour vous et s'il vous "parle", parlons-en !

"Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plait, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !"

Edmond Rostand (Cyrano de Bergerac, acte II scène 8)

A bientôt !

mercredi 30 août 2017

Des graines de fleurs ...

... à recevoir chez vous, cela vous dit ?

Comme lors d'un précédent article où je vous proposais de vous envoyer des graines de lupins, je vous propose aujourd'hui d'autres petits paquets mais cette fois-ci remplis :

- de graines de coquelicots. Les graines originelles viennent du sud et nous en avions récolté avant de déménager et d'en emmener avec nous :

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- de graines d'impatientes de Balfour. La photo ne leur rend pas hommage car les fortes chaleurs et la sécheresse ne leur conviennent pas forcément, mais celles à l'ombre étaient beaucoup plus resplendissantes, plus grandes et avec un vert qui tirait sur le foncé. Je ne les avais pas pris en photo car elles poussent entre le bric-à-brac et le capharnaüm de M. Asué et là, ce n'était pas franchement photogénique ...

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- de graines de coquelourdes. Là aussi, la photo a été prise un peu trop tard dans la saison mais ces plantes aiment beaucoup la chaleur et le manque d'humidité ne les gênent pas du tout.

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Voilà, si cela vous dit, mettez-moi un petit commentaire et je vous recontacterai pour vous envoyer des petites graines. Où que vous soyez, tant qu'un service postal passe près de chez vous, je vous ferai parvenir un petit bout de mon jardin. Bien sûr, comme pour les lupins, c'est absolument cadeau, rien à me devoir, rien en échange, juste comme ça, pour faire plaisir et partager un peu de ce qui me plait ...

Lors de mon précédent post, je devais probablement revenir avec un article concernant de la petite couture, mais j'ai mis un peu ce projet en suspens. J'espère pourtant le finir avant la rentrée et vous le montrer ... enfin ...

J'ai aussi d'autres articles que j'aimerai partager avec vous mais je me rends compte que parfois, c'est pendant les vacances que j'ai le moins de temps. Pourtant, je cours moins, l'heure est moins importante mais le temps me manque plus. Bizarre, non ? Cela vous le fait aussi ... ou c'est juste moi qui ait un gros problème d'organisation ?

En attendant de trouver une réponse, je vous dis à bientôt et vous souhaite des fleurs à regarder, à sentir, à caresser.

jeudi 10 août 2017

Des sacs de billes

Je ne sais pas comment c'était chez vous, mais avant les vacances scolaires, à l'école de Petit Asué, c'était billes à toutes les récrés pour les garçons et mêmes les filles. Ils jouaient avec beaucoup de sérieux, s'échangeant les "chinoises", les "tigres" ou cherchant à gagner les fameux calots comme dans notre propre enfance ... C'était vraiment sympa de les voir tous à quatre pattes par terre, ne voyant plus les adultes hormis comme des obstacles à leurs lancés, un peu comme des poteaux mouvants en somme ....

Alors j'ai cousu des sacs de billes pour Petit Asué. Cela avait commencé avec un petit suffisamment grand pour y mettre assez de billes et suffisamment petit pour pouvoir tenir dans la poche de son bermuda. Mais comme il se salissait vite et qu'il devenait parfois trop petit les jours de chance, j'en ai refait un deuxième. Le tissu de départ ? un pantalon devenu trop petit, rapiécé et inexorablement voué à une mort certaine. Le lien ? un bout de laine qui restait de son pull ou de son bonnet, ou de son snood ... J'ai pensé qu'en faisant des coutures anglaises, ce serait plus joli et aussi plus solide et cela a été plutôt rapide à coudre même à la main. Et j'ai rajouté des broderies en laine pour faire "comme des billes, s'il te plait maman !".

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Et puis, comme son grand frère lui offrait encore des billes pour son anniversaire, j'ai eu l'idée de lui offrir un cadeau maison à cette occasion, un autre sac, mais cette fois-ci plus grand pour y ranger ses petites réserves et d'autres trésors éventuels.
Là, j'ai utilisé une vieille chemise que j'avais depuis ... 20 ans et qui se déchirait au niveau des broderies et comme ce vieux tissu me paraissait un peu trop fragile, j'ai fait une doublure avec du drap. Mais en cours de réalisation, j'ai crains de ne pas avoir assez de tissu alors en quatrième vitesse j'ai fais des rajouts sur le tissu extérieur et je trouve que finalement, le rattrapage ne se voit pas trop ...
Qu'en pensez-vous ?

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Là, Petit Asué, vous montre sa réserve et sa poche intérieure que je lui ai cousu pour y mettre sa ou ses billes préférées. En fait, c'est la poche de la chemise que j'ai tout simplement décousu et recousu ici ...

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Il était vraiment content de ce cadeau et m'avait passé ensuite commande pour pouvoir en offrir un à son copain qui fêtait son anniversaire. Mais, je l'ai fait plus petit et sans doublure intérieure car je manquais sérieusement de temps (un autre projet en cours commençait à perdre patience ...).

Pour faire les petits sacs tout simple avec la coulisse, je me suis laissée guidée par un très bon tuto vidéo en français. Je vous mets le lien au cas où vous voudriez parfaire vos bases en coutre : lien.

J'ai fais d'autres projets de couture mais j'attends la fin de la série pour vous montrer. Je suis assez lente car le temps file vite.

Bon, je dois terminer mon article car Petit Asué attend avec impatience que je prépare le goûter. Alors, à bientôt !

dimanche 6 août 2017

Se faire pardonner

Hier, Petit Asué a dit des mots, des mots pas très gentils, des mots qui sont sortis trop vite, tellement vite qu'ils n'étaient pas passés par son cœur et dès qu'ils étaient sortis les vilains, ils les a regrettés mais c'était trop tard, ils avaient fait leurs œuvres.

Alors, il s'est isolé et je l'ai laissé car je sais qu'il en a un besoin vital de cette solitude avec lui-même ; pour se calmer et aussi pour poser les choses. Il s'est replié à l'atelier, et je l'ai revu par la suite, assis au milieu de la pelouse, s'affairant avec une de ces concentrations qui font tirer la langue. J'avais un œil sur lui quand même mais je ne voulais pas qu'il sente ma présence pour qu'il puisse n'être qu'avec lui-même.

Et un peu de temps après, il est venu me voir à la cuisine avec des yeux remplis de belles choses et m'a dit : "ferme les yeux et tends les mains". Je lui ai répondu "mais tu vas me faire pleurer ..." car c'est de tradition que je pleure d'émotion à chaque cadeau de mes petiots. Et là, voilà ce qu'il a mis dans mes mains :

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Un dessous de mug en bois qu'il a scié dans une planche de récup dénichée dans l'atelier de M. Asué et il s'était amusé à graver un joli petit cœur.

J'étais émerveillée par ce qu'il avait fait ; ce n'était pas seulement une création, c'était le reflet de sa réflexion, la compréhension que même des paroles ont des conséquences ; et finalement, fabriquer quelque chose, y réfléchir, s'y appliquer c'est déjà un "pardon". C'est même peut-être plus, parce que parfois un "pardon", on peut le dire sans trop y penser et ça ne prend pas beaucoup de temps mais là, il en a passé du temps, de la concentration et son petit regard dans cet instant où il m'a offert son pardon était pétri d'excuses.

Voilà, je voulais juste partager cette réflexion sur le pardon avec vous.
A bientôt